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Nigel Keay - Serenade for Strings (2002)
(Sérénade pour cordes)
 
 

Premier Mouvement (Moderato) Deuxième Mouvement (Allegro) mp3   Troisième Mouvement (Adagietto) mp3   Quatrième Mouvement (Vivo) mp3 Enregistrée live par L'Ensemble de l'APEIM (Orchestre 2021) dirigé par Elizabeth Askren dans le Grand Salon de la Fondation des États-Unis, Paris, 7 Décembre 2006. Ingénieur de son : Thomas Buet.

Fichiers Ogg Vorbis, Décembre 2007 concert d'Orchestre 2021: Mouvement 1, Mouvement 2, Mouvement 3, Mouvement 4

 
     
 
 
 
 
Sérénade pour cordes - notice sur l'œuvre

Après avoir terminé mon Concerto pour alto à la fin de l’année 2000, je me suis lancé immédiatement dans un nouveau projet d’écriture, une sérénade pour orchestre à cordes. Je voulais créer une œuvre plus légère en plusieurs mouvements dans un style lyrique, adaptée à l’orchestre à cordes caennais dans lequel je jouais comme altiste à l’époque. Ma femme Valérie jouait dans ce groupe; je lui ai dédié cette œuvre et je l’ai écrite en pensant qu’elle la jouerait un jour. J’ai commencé le premier mouvement d’une manière très simple : pour moi c’était une « tabula rasa » où les lignes s’accumulaient pour construire l’harmonie.

J’ai voulu ainsi détacher cette œuvre de la lourde tâche qu’avait été le Concerto pour alto en partant de rien pour créer des harmonies nouvelles. De l’idée de sérénade, aujourd’hui forme musicale aux contours imprécis, j’ai gardé l’association avec le soir et la nuit en utilisant un langage musical sombre.

Le premier mouvement (moderato) a pour motif récurrent une brève mélodie chromatique sur un rythme de croche, motif fait l’objet d’une variation de plus en plus élaborée.

Le deuxième mouvement (allegro) est construit sur un moto perpetuo qui se développe vers un matériau plus ornementé et des couleurs harmoniques plus sombres.

Le troisième mouvement (adagietto) est le plus noir, marqué par une tessiture orchestrale souvent grave. On y trouve les moments les plus désespérés mais aussi les plus tendres. Ce sont des échos qui viennent du lointain sur une mélodie mise à nu.

Le quatrième mouvement (vivo) forme un vif contraste avec le troisième par son ouverture plus optimiste. Les motifs passent légèrement de section à section comme dans un jeu de balles. Mais vers la fin, ils reprennent les thèmes nostalgiques du premier mouvement.

« Comme tu me plairais, ô nuit! sans ces étoiles
Dont la lumière parle un langage connu !
Car je cherche le vide, et le noir, et le nu ! 
»

Baudelaire   Obsession