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Nigel Keay - Concerto pour alto (2000)
 
  En trois mouvements, durée : 24 minutes.
  1. Largo-Allegro (10'01")
  2. Larghissimo (7'06")
  3. Allegro (6'44")
     
Instrumentation: 2 flûtes, 2 hautbois (2ème - cor anglais), 2 clarinettes (2ème clarinette basse), 2 bassons (2ème contrebasson), 2 cors en F, timbales, & cordes.
 
 

Enregistré par Radio Nouvelle-Zélande . Orchestre de chambre dirigé par Marc Taddei avec Franck Chevalier comme soliste :

2ème mouvement joué par Nigel Keay & Jeffrey Grice. (version pour alto et piano). Enregistré par Nigel Keay avec des micros Sennheiser e914.

 
 
 
 
 

Création au 29ème Congrès International de l’Alto de Wellington le 12 avril 2001.

 
   
 
     
 

Concerto pour alto (Viola Concerto)

Le Concerto pour alto de Nigel Keay a été écrit entre 1999 et 2000. La partie solo est profondément influencée par la pratique instrumentale du compositeur, lui-même altiste, et s'est développée à partir d'un jeu entre improvisation et composition.

L'orchestration du concerto a été affectée par les circonstances qui ont entouré sa création. En effet, l'orchestre devait jouer également la sonate de Paganini pour grand alto et orchestre comprenant des cordes, un double quintette à vents et des timbales. L'orchestration du concerto a intégré cette facture 'classique' tout en prolongeant les registres les plus graves de l'orchestre avec des instruments tels que le contrebasson ou la clarinette basse.

Concerto pour alto est en trois mouvements et dure environ 24 minutes. Chaque mouvement se déploie à partir du précédent et la forme du concerto se libère au fur et à mesure du déroulement de l’œuvre. Le premier mouvement, le plus long, adopte la forme-sonate : l’entrée du soliste suit une courte introduction orchestrale de 12 mesures annonçant le thème principal. Le deuxième mouvement est fondé sur des variations ornementées à partir d’un thème principal donné par le soliste et ponctué par les rappels harmoniques de l’orchestre. Le troisième mouvement ne suit aucune forme particulière mais se développe librement résumant et liant les différentes idées harmoniques et mélodiques présentées dans les deux premiers mouvements.

Avec son premier mouvement en forme sonate et son langage harmonique néo-tonal, le Concerto semble ressortir d’une esthétique dite ‘néo-classique.’ Le compositeur avait songé à lui donner le titre ‘Viola Symphony’ en référence à ‘Cello Symphony’ de Britten pour souligner l’importance du matériau orchestral, qui est beaucoup plus qu’un simple accompagnement. L’idée d’un dialogue entre le soliste et les musiciens ou groupes d’instruments de l’orchestre est essentielle dans la construction de l’œuvre.

Selon cette conception, le soliste se présente comme l’animateur de l’ensemble plutôt que comme un virtuose faisant l’étalage des possibilités techniques de son instrument. Bien qu’à plusieurs occasions le soliste emploie des doubles cordes pour exposer le contrepoint et des harmoniques vers la fin du troisième mouvement, la partie solo se déploie en général sa mélodie sur presque quatre octaves et sa ligne s’entrelace dans la texture de l’orchestre.

Une réduction pour piano a été écrite pour permettre au soliste de se préparer. Le compositeur est infiniment reconnaissant envers le pianiste Jeffrey Grice qui l’a aidé à parfaire la réduction. Nigel Keay a composé Serenade pour cordes juste après ce concerto.

Viola Concerto - Flag of the UK